Le bazar de Stemp

Le bazar de Stemp

Je vous parle d’un temps…

…que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, l’informatique en ce temps là…

Revenons à nos moutons et plus précisément à l’informatique, mais la vraie, celle des grosses machines qui prennent la place d’un supermarché et qui demandent une réfrigération utilisant l’électricité nécessaire à une ville moyenne.

Donc en ce temps béni des Dieux, l’informatique c’était simple.
Vous vouliez une machine, vous téléphoniez à IBM.
Vous vouliez un système de bases de données, vous téléphoniez à IBM.

Certains casse-cou s’aventuraient parfois à acheter des terminaux d’une autre marque et même parfois un système de bases de données concurrent.
Les plus fous d’entre eux achetaient même des machines compatibles comme Amdahl ou Hitachi.
Mais cela restait heureusement fort rare et comme le disait l’adage : «on n’a jamais viré quelqu’un pour avoir choisi IBM».

Vers cette époque sont apparus des ordinateurs individuels, des sortes de calculatrices améliorés que l’on pouvait brancher sur la télé et programmer. Rien de très sérieux heureusement, on ne pouvait ni programmer en COBOL ni en PL/1, même si l’on pouvait sur certaines machines utiliser le tableur Visicalc.

Ces petites bestioles ne cessèrent pourtant de progresser et IBM décida de se lancer dans le marché. Bien évidemment c’était des produits pour ses clients, robustes, professionels (du noir et blanc et du texte seulement) et pouvant servir de terminaux pour les vrais ordinateurs. Cette fois encore des sociétés ont créé des machines compatibles.

Quelques années plus tard, les choses ont un petit peu changé.

L’informatique s’est démocratisée et les PC sont devenus de vrais ordinateurs, les gros systèmes existent toujours mais font plutôt figure de dinosaures.

Heureusement l’informatique est restée simple.
Vous voulez une machine, vous avez du Microsoft.
Vous voulez un traitement de texte, vous achetez du Microsoft.

Certains casse-cou s’aventurent parfois à installer un traitement de texte concurrent ou même un navigateur web gratuit.
Les plus fous d’entre eux installent même des systèmes d’exploitations différents (des trucs qui n’ont pas grande valeur puisque l’on peut les copier gratuitement).
Mais cela reste heureusement fort rare et comme le dit l’adage : «on n’a jamais viré quelqu’un pour avoir choisi Microsoft».

Rendez-vous dans quelques années…

2 réponses à “Je vous parle d’un temps…

  1. temps 1 juillet 2008 à 00:48

    on n’a jamais viré quelqu’un pour avoir choisi Microsoft
    La chose n’est pas si sure,
    le choix d’un système qui laisse l’accès à vos données à des inconnus quand vous êtes chercheur, ou encore qui est incompatible avec la diffusion de vos création vidéos sans avoir à renouveler un parc de P2, peut être considéré.
    J’ai vu apparaître le dos et j’ai grandis avec. Si il y a trois, j’ai du créer mes propres script sur un noyau linux instable (feisty), ce n’était que pour des raisons professionnelles. Pour qu’un homme abandonne ce qui fut son repère pendant presque toute sa vie, c’est qu’il a plusieurs raisons sérieuses.

  2. Stemp 2 juillet 2008 à 00:56

    @temps : j’espère que tu as remarqué le tag «humour».
    Mais blague à part, il semblait impossible il y a 20 ans de se passer d’IBM. Tout comme il semble impossible pour certains de se passer de Microsoft aujourd’hui.
    La seule crainte c’est que dans 20 ans quelqu’un puisse écrire le même texte en remplacant IBM par Microsoft et Microsoft par une autre entreprise (Google?).

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